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Start Communiqés de presse Bilan positif: L'offensive initiale de l'information contre "l'interdiction de la burqa" arrive à son terme avec succès
Bilan positif: L'offensive initiale de l'information contre "l'interdiction de la burqa" arrive à son terme avec succès PDF Imprimer Envoyer

Communiqué 27052010-0020

Berne, 13 Joumada Al Akhir 1431 /   27/05/2010

(qi) Le Conseil central islamique suisse (CCIS) fait après "l'offensive d'info sur la burqa" de 20 jours un bilan toujours positif. Nora Illi, directrice du Département des affaires féminines, a succédé en public à déconstruire l'argument selon lequel l'interdiction du voile du visage libérait des femmes musulmanes opprimées à son propre exemple comme une déclaration vide et a forcé ses adversaires à raidir dans des débats de valeurs beaucoup plus absurdes.
Une interdiction limiterait plutôt la liberté religieuse et la liberté de culte aussi bien que le droit au libre développement de l'individu massivement et la Suisse se donnerait une deuxième loi islamophobe spéciale.

Nora Illi a souligné qu'elle ne connaissait pas un exemple d'une femme qui portait le voile sous la contrainte. Dans le cas où il-y-aurait quand même en Suisse de telles exceptions, un recours juridique à l'article 181 du Code criminel (contrainte) serait déjà suffisamment disponible. L'interdiction serait également plutôt contre-productif dans le sens où une telle femme peut être ne serait plus permise de quitter la maison.

Le CCIS a réitéré à ce stade sa position contre toute forme "d'interdiction de la burqa". Les lois existantes sont suffisantes pour assurer la sécurité publique de manière adéquate. Le désir d'une "interdiction de la burqa" ne provenait pas plus d'un besoin réel que l'interdiction des minarets. Quand une femme voilée par exemple doit être identifiée par une autorité, il est une question de cours qu'elle montre son visage aux fonctionnaires de service. Où il y a une volonté, il y a une solution. Autrement, il serait possible d'adapter sélectivement  la réglementation en vigueur par des suppléments.

Un voile couvrant le visage peut paraître étrange - en particulier dans le sillage du débat polémique sur l'islam. Toutefois, aussi d'autres phénomènes beaucoup plus quotidiens ont le potentiel de s'aliéner un ou l'autre. En fin de compte, la "surprise" pure ne peut être prise comme une raison pour une loi spéciale contre une minorité religieuse. L'Etat fédérale suisse neutre en matière de religion doit, aussi en temps d'une crise approfondie des valeurs et du sens, demander plus de la protection des minorités qu'un aveu du bout des lèvres.

 

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