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Berne, 28. Jamada al-Uula 1431 / 10.5.2010
Commentaire de Abdel Azziz Qaasim Illi sur l'interview du journal "Sonntag" avec CF Eveline Widmer-Schlumpf
Qui a ouvert aujourd'hui le journal "Sonntag" à la page six et a lu le court entretien avec le ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, a eu l'occasion de s'informer sur sa compréhension de la liberté et de l'intégration. J'ai pris la liberté de me prononcer sur certaines déclarations de la conseillère fédérale ci-dessous:
Dans leur plaidoyer contre la "burqa", elle parle en particulier de la "reconnaissance visuelle", du "sens de la sécurité" et de la «prévisibilité» comme arguments positifs pour une interdiction. Cependant, il n'est pas tout à fait clair pour moi, comment elle veut traduire ces catégories purement subjectives, particulièrement des sentiments et des hypothèses, en une forme législative rationnelle. Si l'on applique la «prévisibilité» d'une personne en relation avec le «sens de la sécurité" de son homologue potentiel comme base pour une interdiction, on devrait en conséquence limiter ou interdire la consommation d'alcool, ou le déplacement publique en état d'ivresse.
Le raisonnement semble, en référence à une société hétérogène comme la nôtre, très mince et peu concluant, surtout qu'on a fini par s'habituer aussi à des formes beaucoup plus grotesques d'apparitions publiques sans un débat interdiction.
À la question si le voile ou le foulard devaient être permis dans les écoles, le ministre de la Justice répond évasivement. Elle manque l'occasion de faire la distinction entre le voile le visage et le hijab, et elle s'abstient à s'engager clairement à la liberté de culte, à savoir au droit d'une jeune fille du Hijab. En plus: Déjà la question part d'une 'hypothèse tordue que le Hijab à l'école devrait être d'abord approuvé, donc en principe était interdit. Ceci n'est bien sûr pour les élèves pas encore le cas. Néanmoins, Mme Widmer-Schlumpf répond à ce sujet: "Ceci doit maintenant être discuté avec les cantons."
Aussi la question suivante, si elle se préoccupait de la neutralité religieuse conséquente à l'école, laisse tous les citoyens non-chrétiens être à l'écoute: la croix dans la salle de classe appartenait, selon Widmer-Schlumpf, à "l'identité culturelle majeure» locale et ne gênait apparemment pas, contrairement au Hijab islamique. Aussi une croix en raison de ses racines culturelles n'avait pas de facteurs d'influence. Si ceci est vu de la même manière à partir d'un point de vue juif, musulman ou d'autres confessions, soit mis en doute.
La question de son avis, si le chemin du Burkini était une solution viable dans les leçons de natation mixtes, elle l'a laissé sans réponse, mais elle a immédiatement clarifié que «un petit enfant qui n'a pas été influencé" ne pouvait avoir aucun désir d'être différent des autres enfants à l'école. Il était probablement suffisamment clair que chaque enfant est sous l'influence de sa famille de telle nature ou d'autre. Selon la foi, l'idéologie ou la profession des parents, l'enfant développe une identité différente. Ergo, il ne fallait pas s'étonner que des enfants musulmans grandissent dans les catégories morales de l'Islam.
Il ne peut être que l'exclusion des «autres» dans une société qui dit être pluraliste, est considérée par leurs représentants officiels comme un fait normal et donné. Pas la demande de renoncer au hijab, mais la promotion de la tolérance de celui-ci devrait être mis sur le programme politique du ministre de la Justice.
En outre la conseillère fédérale a critiqué que seul des filles étaient touchées dans le contexte de réglementation spéciales et de dispenses. Ce n'est pas tout à fait correct. Surtout dans le fameux cas de cours de natation de Schaffhouse, qui avait finalement abouti à la décision au moins aussi célèbre de la Cour fédérale sur les leçons de natation forcées, il s'agissait d'un garçon.
Et la note finale: Quand le contact corporel avec l'autre sexe n'est pas permis aux musulmans en raison des textes de source normatifs, ce principe s'applique également lorsque les musulmans interagissent avec les représentants du gouvernement. L'attitude ici contestée est simplement celle de l'Islam normatif, qui dans le cadre du droit - autant que je suis informé – relève encore dans la sphère de décision de l'individu. Nous pourrions bien sûr aussi ouvrir le débat sur la contrainte de donner la main. Sûrement on pourrait préparer un code pénal, ou si nécessaire, un article constitutionnel en cas de refus.
Lisez ici l'interview avec CF Eveline Widmer-Schlumpf dans le journal "Sonntag" du 09.05.2010.
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